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Les dernier feuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du LimousinFeuillardiers du Limousin

Les dernier feuillardiers du Limousin

...une tradition qui se perd

 

D’environ 2.500 au début du siècle, ils ne sont plus que quelques-uns à travailler le feuillard en Limousin. Car le bois de châtaignier, en tonnellerie, a été remplacé par le métal, et les forêts feuillues replantées en résineux. Les derniers feuillardiers valent la visite.

 

Le pays des feuillardiers se trouve entre deux affluents de la Charente, le Bandiat et la Tardoire (Haute-Vienne) au sud de Limoges. C’est dans ces collines bocagères, au pied du plateau de Millevaches, que poussent les châtaigniers dont on fait les feuillards. Il s’agit de pousses de sept ou huit ans que l’on coupe durant l’hiver et que l’on fend ensuite en deux. On obtient ainsi des demi-ronds, dont la face droite est lissée à la plane et dont la partie ronde garde son écorce. Grâce à la souplesse du bois de châtaignier, on peut le courber sans qu’il casse et obtenir ainsi des cercles de tonneaux ou des anses de panier. Et comme il est aussi imputrescible, on l’utilise pour faire des pieux de clôture, des piquets de vigne ou des échalas. Car le débouché naturel des feuillards limousins sont les vignobles du bordelais, puisqu’ils aident à cultiver la vigne et à conserver le vin. Au début du siècle, les feuillards étaient exportés aussi vers l’Algérie, l’Espagne, le Portugal et même la Grande-Bretagne, pour le whisky. Aujourd’hui, les cerclages de tonneaux sont en métal, de sorte que les feuillardiers se sont reconvertis dans la fabrication de meubles en « éclisses » (lattes souples de châtaignier finement fendues) et de paniers rustiques. Le façonnage à la main est toujours requis, mais la fabrication des éclisses s’est mécanisée. Il faut se dépêcher si l’on veut voir encore une cabane de feuillardier, avec son banc de travail et ses outils traditionnels !

© Outback Images : Photos Jean-Claude Chantelat - Texte Roger Cans

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Mots-clés du reportage : FEUILLARDIER

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