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Les poteries de la terre de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de PuisayePoteries de Puisaye

Les poteries de la terre de Puisaye

Dans le paysage si cher à Colette, bois et étangs de la Puisaye, cette petite région située aux confins de la Nièvre et de l’Yonne, alternent sur un sol argileux dans lequel, depuis des siècles, la population puise dans la terre la matière première qui la fait vivre. Une terre qui, pour se faire pardonner d’être incapable de produire de généreuses récoltes, a légué aux hommes une autre richesse : le grès.

Les premiers documents attestant de l’existence de potiers datent du début du 14e siècle et la Puisaye devient, au moins dès la fin du 16e siècle, un important site de production de grès utilitaires en France. Au 19e siècle, la demande en poteries s’accroît, potiers et céramistes abondent dans la région qui comportera alors une cinquantaine de grands fours. A la fin du siècle et début 20e apparaissent des artistes créateurs ; le grès cesse alors d’être seulement utilitaire et devient aussi récréatif.
L’artisanat de poterie en Puisaye doit son existence à 2 éléments essentiels présents sur place : une terre argileuse de qualité exceptionnelle et du bois en abondance, car la cuisson dans les fours traditionnels nécessitait d’énormes quantités de combustibles. M    ais le sous-sol regorge aussi d’autres produits, notamment les colorants comme l’ocre, jaune ou rouge, et l’hématite. Si la terre était autrefois remontée dans des paniers en descendant dans des puits, les carrières sont aujourd’hui à ciel ouvert.
La poterie de Puisaye est façonnée par tournage, un principe inchangé depuis le moyen-âge et l’argile qui la compose, riche en silice, peut supporter une température de cuisson très élevée, autour de 1 300°C, ce qui lui fait subir un début de vitrification, rendant la poterie imperméable mais aussi très résistante aux chocs et à la corrosion. Les fours traditionnels étaient des fours couchés ressemblant à une cave voûtée, de véritables salles. Ainsi le four de la Maison de la mémoire potière, à St-Amand-en-Puisaye, dans la Nièvre, avait une capacité de 80 m3 et consommait 50 stères de gros bois ; encore ajoutait-on, en fin de cuisson, 5 000 fagots de bois plus petit pour atteindre les 1 300°C. La cuisson durait 6 jours et il fallait attendre encore 1 semaine pour qu’il refroidisse. Production : 5 000 pièces par cuisson ! La cuisson se fait aujourd’hui en four électrique ou à gaz.
A l’heure actuelle, nombreux sont les céramistes qui, profitant d’un savoir ancré depuis des générations, continuent de perpétuer le travail du grès en fabriquant des modèles classiques ou en innovant dans des créations plus contemporaines. Pour notre plus grande satisfaction…

© Outback Images : Texte: Jean-Marie Polese - Photos: Jean-Marie Polese

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Mots-clés du reportage : POTERIE - POTERIE DE LA BATISSE - CERAMIQUE - MAISON DE LA MEMOIRE POTIERE

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