Outback Image
Recherche rapide par mot cléAide
Recherche avancée
Du sabotage au sabotier, une fabrication ancestraleFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotCollection de sabotsFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotCollection de sabotsFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotFabrication de sabotCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabotsCollection de sabots

Du sabotage au sabotier, une fabrication ancestrale

Atelier de saboterie dans la Nièvre

Si la mécanisation des saboteries intervint après la Grande Guerre, la fabrication des sabots –qui portait autrefois le nom de sabotage- était alors un artisanat réputé et chaque village avait son sabotier qui confectionnait les sabots de la communauté. Economique, solide et pratique, cette chaussure protégeait du froid et de l’humidité et était particulièrement appréciée des habitants des régions froides, neigeuses et argileuses.

Le sabot, fait d’une seule pièce de bois, était en effet prisé des régions rurales et seul son fabricant, le sabotier, connaissait l’art de le sculpter, le garnir de cuir, le clouter pour le renforcer. Son origine est en fait mal connue. Les bûcherons en seraient les créateurs et le patron des sabotiers, saint René, évêque d’Angers, serait selon la légende le premier sabotier ; lassé de ce monde, il se serait retiré à Sorrente, en Italie, vers l’an 440 où il façonna alors les premiers sabots.
Au XVIIIe siècle, les sabotiers, tout comme les charbonniers , vivaient aux abords des forêts dans une cabane qu’ils fabriquaient sur place, y restant tout ou partie de l’année pour choisir les pièces de bois, les dégrossir et ébaucher la forme. Les essences utilisées variaient selon les régions, la résistance et la qualité recherchées du sabot ; toutes pouvaient convenir mais les arbres préférés étaient le frêne, le hêtre, le tilleul, le noyer et surtout le bouleau à cause de sa légèreté. Les bateliers de la Loire préféraient le peuplier ou le saule, moins glissant… L’art du sabotier apparaissait  alors car extraire chaussure à son pied d’un morceau de bois n’était pas à la portée du premier venu. Taillé dans un bloc de bois (vert), creusé avec douceur, d’une main légère pour éviter tout éclatement, dégrossi à la hachette puis à l’herminette, le sabot prenait forme grâce au paroir, son talon fignolé à l’aide d’une talonnière, puis lissé au racloir…
En 1950, la généralisation du tracteur, pour lequel les bottes étaient plus adaptées, donna le coup de grâce aux sabotiers. Aujourd’hui, quelques rares artisans oeuvrent encore dans nos provinces, reproduisant les gestes magiques d’autrefois, un art, plus qu’un artisanat, fascinant à découvrir.

 

Voir aussi le reportage " La fête du sabot de Challuy, dans la Nièvre"

© Outback Images : Photos Alain Gaymard - Texte Alain Gaymard

La sélection d'images n’est pas exhaustive, utilisez notre moteur de recherche.

Mots-clés du reportage : SABOT - SABOTIER - SABOTERIE - FETE DU SABOT

Retour sur la liste des reportages

Webmaster : Olivier CLEF / Hébergeur : OVH / Charte graphique : typographismes.blogspot.com