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Pêche sous la banquise au pays de loupsPêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnellePêche professionnelle

Pêche sous la banquise au pays de loups

Jean-Daniel Meylan, pêcheur professionnel

En hiver, chaque matin dès le lever du jour, Jean-Daniel  s’engage sur le lac gelé, faisant glisser son traîneau sur le tapis de glace. L’après-midi précédente, il était venu avec ses filets chargés sur ce même traîneau, avait creusé des trous dans la glace au moyen de sa hache ; 1 trou tous les 5 mètres, soit une vingtaine de trous pour un filet de 120 mètres de long sur 2 mètre de hauteur, filet qu’il avait alors engagé dans le trou, poussé au moyen d’une perche vers le trou suivant, et ainsi de suite. Et le matin, c’est la relève des 3 filets ainsi tendus, gorgés d’une eau proche de 0°, avec leurs lots de prises, brochets, truites, perches, féras… Un travail dur, « qui nécessite la force et la résistance d’un scandinave, d’un balte ou d’un solide russe » comme le déclare un de ses amis.


La pêche à la belle saison est plus agréable… mais tout aussi exigeante, rythmée selon un horaire bien établi : lever à 4h30/5h en été, relevage des filets (et des nasses à écrevisses) durant 2h, plusieurs heures ensuite –il est vrai aidé de sa très charmante épouse- pour la préparation des poissons, levage, emballage et/ou fumage des filets de poisson… Et chaque soir, pose des filets et des nasses entre 18h et 19h30.

6 à 7 tonnes de poissons sont ainsi prélevées chaque année par chacun des deux pêcheurs professionnels qui exercent sur le lac de Joux ; 80% sont des féras (corégones), le reste se tartage entre perches et brochets (l’une de ses prises atteignait 15 kg pour 1,30 m !). Toute la production de Jean-Daniel, ou presque, est vendue localement, à des particuliers ou des restaurateurs. Il faut diure qu’un filet de féra fumé par notre pêcheur, dégusté sur une tranche de pain de campagne (beurre en option !) et accompagné d’un petit blanc local, est un véritable régal.

Jean-Daniel Meylan est un homme heureux, heureux de son activité, heureux de pouvoir en faire vivre sa famille. Et un éternel optimiste. Jugez-en : son bateau actuel a été baptisé « Passivieux » ; il a succédé au « Ptitanic » qui avait lui-même succédé au « Plutouneuf ». Et le prochain s’appellera le « Koulrapa » !

© Outback Images : Photos Jean-Claude Chantelat; André Choteau - Texte Jean-Claude Chantelat

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Mots-clés du reportage : LAC DE JOUX - JEAN-DANIEL MEYLAN -

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