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La pêche de l'anguille à la vermée

Le temps vire à l’orage et la chaleur, imprégnée de l’humidité du marais tout proche, devient étouffante ; des éclairs illuminent l’encre de l’horizon. Alexandre est heureux ; jeune adolescent du 3e âge et maître de son temps, il prépare consciencieusement sa pelote de vers avant de se rendre dans le marais. Toutes les conditions sont en effet réunies pour que la pêche de l’anguille à la vermée soit fructueuse.

Très populaire en Picardie, en Vendée, dans le Marais Poitevin, les canaux du Calaisis et ailleurs dans une grande partie des canaux côtiers riches en poissons, la pêche de l’anguille (Anguilla anguilla) à la vermée fait partie de nos pêches traditionnelles. Elle consiste à capturer des anguilles avec une boule de vers, la pelote –également appelée moque, ou tache selon les régions- sans hameçon. Cette boule de vers de terre, généralement des lombrics, peut se réaliser  de deux façons différentes soit, traditionnellement,  en enfilant les gros vers, l’un après l’autre (une bonne vingtaine) à l’aide d’une aiguille à locher sur un brin de laine. On replie ensuite ce chapelet d’environ 1,50 m plusieurs fois sur lui-même et on attache la ligne en son milieu ; soit, beaucoup plus rapidement, en enfermant les vers (de toutes tailles, leur grosseur n’ayant plus d’importance) dans un vieux bas de nylon, fermé puis accroché à la ligne.
La ligne, constituée par un fil de type corde à linge ou autre cordonnet, et lestée d’un plomb de 30-40 g disposé à environ 15 cm de la pelote, est solidement fixée à une petite canne raide de 3 à 4 m. La vermée est alors descendue à proximité des berges, dans les herbiers ou toutes autres tenues possibles dans des fonds ne dépassant pas 1,50m, et même souvent moins. Plombée sur le fond, ligne tendue, le pêcheur guette alors les petits « tocs » répétés des anguilles qui mâchouillent l’appât. Il lui faudra alors attendre un moment avant de relever la ligne d’un mouvement régulier, accéléré au-dessus de l’eau, mais sans secousses, car l’anguille –ou les anguilles, il y en a souvent plusieurs suspendues à la vermée- ,parvenant enfin à libérer ses petites dents de la laine ou le nylon, tombera … dans le traditionnel parapluie posé à l’envers sur l’eau et lesté d’un caillou ! Certains pêcheurs utilisent tout aussi bien un filet tendu sur un cadre de bois, le fond d’une barque ou encore un drap étendu sur la berge…
Cette pêche se pratique surtout les soirs d’été, lorsque la journée a été chaude et orageuse ; les herbiers, après la ponte des poissons blancs qui attire les anguilles, friandes d’œufs et d’alevins, sont des endroits privilégiés.  

© Outback Images : Photos Jean-claude Chantelat - Texte Roger Cans

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