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La Nouvelle-Calédonie et le Parc naturel de la Mer de corail à la croisée des chemins

Le 4 novembre dernier, les électeurs de ce Territoire français d’Outre-Mer se sont prononcés par référendum sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté et à l’indépendance, mettant l’île sous les projecteurs des médias nationaux et régionaux. Découverte de ce petit bout de France situé dans l’océan Pacifique sud, à l’est de l’Australie, et notamment de son espace maritime où la faune sous-marine est d’une richesse incomparable

 

Les lagons de cette île, également inscrits au patrimoine UNESCO, sont délimités par le plus long ensemble corallien continu du monde et se classent ainsi à la seconde place en termes de superficie après la Grande barrière de corail au nord-est de la côte australienne. Ces 6 sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2008 couvrent 15 743 km2, dont la zone d’Entrecasteaux qui fait partie du Parc naturel de la Mer de Corail d’une superficie de 1,3 million de km2, soit la plus grande aire marine protégée de France. Ce Parc se situe tout autour de la Grande-Terre et des îles Loyauté au-delà de sa barrière de corail ; pour y accéder, il faut avoir parcouru une dizaine de milles nautiques.

Depuis août 2018, deux arrêtés adoptés par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie encadrent plus strictement l’accès aux réserves naturelles et les activités professionnelles touristiques. L’activité de plaisance étant en cours d’étude, l’accès aux réserves naturelles est désormais systématiquement soumis à autorisation du gouvernement et les réserves intégrales sont interdites d’accès, points importants pour éviter tout débarquement susceptible de déranger les espèces fragiles et menacées, comme les tortues vertes et les oiseaux marins de ces îles éloignées. Pour le moment, aucune autorisation, qui sera, le cas échéant, associée à une convention, n’a été accordée à un prestataire de tourisme professionnel et les autorités de tutelle restent vigilantes. Il en va de l’une des principales finalités du Parc qui est de « protéger les espèces patrimoniales, rares, en danger et migratrices », une finalité qui demeure et est inscrite dans le plan de gestion.

Découverte de cette île française de l’Océan Pacifique réputée pour ses plages bordées de palmiers et son lagon, un des plus grands du monde, qui a choisi le maintien de son rattachement à la France, aux paysages attachants, au territoire riche en zones naturelles protégées, tant terrestres que marines, propice au développement de la vie et prisé pour la plongée sous-marine. Mais surtout découverte de son espace maritime qui dévoile des paysages enchanteurs où vivent des espèces aussi nombreuses que variées, tels que poissons de récifs et du grand large, coraux, bénitiers, requins, tortues, oiseaux, cétacés…

Sans oublier la proximité des autres territoires proches, comme les îles Fidji ou Salomon, la Papouasie, la Nouvelle-Guinée ou le Vanuatu où l’on peut y découvrir aussi la richesse de la culture mélanésienne…

 

© Outback Images : Claude Barranger - Outback Images